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vendredi 8 décembre 2017

POURQUOI LE PÈRE DU TRICASTIN ?

Il est, pour nous, le père mais surtout  "l'inventeur" du TRICASTIN, inventeur au sens de celui qui découvre ou met à jour un site archéologique ou une grotte, et non celui qui trouve quelque chose qui n'existait pas. Par ses recherches et son obstination, il a imposé le nom de cette région, une région qu'il nommait Tricastin à Paris et que personne n'était capable de situer géographiquement. Revenu vivre à Pierrelatte, il n'aura de cesse avec ses amis à partir de 1925 de faire connaître et reconnaître le Tricastin comme un pays à part, entre Dauphiné et Provence, avec ses propres traditions, ses légendes, sa gastronomie, son vocabulaire, son histoire.
L'association "Les amis du Tricastin" qu'il anime à partir de cette date, se fixe comme buts, après avoir déterminé et imposé les limites géographiques, historiques et humaines du "pais", de recueillir les documents, monographies, études sur le Tricastin, de faire découvrir ses monuments, ses paysages, ses productions agricoles et industrielles, d'encourager les écrivains et poètes locaux, d'organiser des visites, des débats, des expositions, du théâtre afin de faire exister et d'animer la région. La devise de l'association est : "Connais ton pays... et le fais connaître". Dans la revue de l'association "Le Tricastin", avec ses amis Alexandre Chevalier, André Jullien, Marius Gilles, Léon de la Vence, Anfos Martin, Jean des Estubie, pour ne citer que ceux dont la plume revient le plus souvent, ils vont publier treize ans durant des centaines de renseignements, témoignages, études historiques, archéologiques, touristiques, des contes, des ballades sur le Tricastin. Dès le départ, plus de trois cents personnes font partie de l'association et cette ténacité à faire reconnaître leur pays sera récompensée de son vivant, ce qui sera pour lui, à n'en pas douter, une grande joie mêlée de fierté. Rodolphe Bringer a voulu laisser à son pays, à sa petite Patrie "Le Tricastin", une géographie, "les ballades en Tricastin", une histoire, "les contes et légendes du Tricastin" et une gastronomie propre "les bons vieux plats du Tricastin" ainsi que l’éloge de ses produits phares que sont  la Truffe Tricastine et Les Vins de Donzère.


Nous expliquerons plus tard en quoi Rodolphe Bringer fut un  découvreur, un inventeur, le Père du Tricastin !

BIOGRAPHIE : 1925 - 1943

En 1925,   à l’apogée de sa carrière  il collabore à seize journaux différents. C’est  cette année là, à la mort de son fils aîné Jacques , qu’il revient vivre à Pierrelatte  tout en continuant d'écrire pour de nombreuses revues et journaux parisiens mais aussi de la France entière auxquels il vend ses contes, ses  romans.
Il Fonde en 1926 l'association "Les amis du Tricastin" qui va publier la revue "Le Tricastin" de 1926 à 1939. Soit 100 numéros, la guerre interrompant la publication. Il a écrit dans 225 journaux différents, publié plus de trois cents œuvres : romans, théâtre, poésie, d'autres n'ont jamais été éditées. On dit qu'il a écrit un conte par jour pendant cinquante ans. La ville de Pierrelatte possède un fonds privé important, legs de sa fille Mireille Bringer.  Les archives de la ville renferment près de 2500 lettres de lui ou qui lui sont adressées, des centaines d'articles de presse le concernant, des éloges des académiciens français Pierre Benoît, Georges Lecomte, Roland Dorgelès et bien d'autres. Ainsi que la collection presque complète de la revue "Le TRICASTIN". On peut toujours les consulter.

Il a signé ses articles sous le nom de Rodolphe BRINGER, mais aussi Roger BRINDOLPHE, le Troglodyte, le Roudeïrou, lou Barulaïre, le Roudelaïre, Lou Pebrounié.. Il était surnommé "le Père du Tricastin", on disait à Paris "le Tricastin…..capitale BRINGER.." 

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BIOGRAPHIE :1869 - 1925

Marie François Rodolphe Emile BERENGER dit : Rodolphe BRINGER
Il a fait  des études primaires, puis secondaires classiques au lycée de Grenoble (comme interne). Il y écrit son premier texte "Le brigand des Asturies" à l'âge de 10 ans. Engagé comme militaire à Lyon car n'ayant pas voulu faire son Droit malgré l'injonction paternelle, il écrit, publie et fait de la poésie dans de nombreuses revues littéraires. Il monte ensuite  à Paris où il  devient journaliste parlementaire. N’y reste que peu de temps avec le commentaire de son rédacteur en chef : "lorsqu'on est né avec une cigale et un petit coup de soleil dans la tête, on est pas assez sérieux pour retranscrire les travaux de l'assemblée."
Il participe et publie dans  de nombreuses revues humoristiques et cercles de poètes. Collabore à  « La Gaudriole »  "Le Rire" et surtout "Le Canard Enchaîné" avec ses fondateurs Jeanne et Maurice Maréchal dès le début de la deuxième tentative de lancement en 1916. Le conte hebdomadaire de Rodolphe Bringer était attendu avec impatience par des milliers de lecteurs dont Anatole France qui se faisait un plaisir de le lire à voix haute à son entourage.

Il est tellement connu à Paris dans les années 20, qu'on peut lui écrire sans adresse sur la lettre. Son seul nom et sa caricature et la lettre arrive... Il fonde en 1921 sa propre revue "Le Pélican" à laquelle collabore Tristan Bernard et un débutant nommé.. Marcel Achard. Il publie une foule de feuilletons dans les journaux de toute la France. Romans d'amour. Romans gais ou d'aventure (par exemple : Fille de Tsars, Un cadet de Gascogne, Isidore a des peines de cœur). 

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RODOLHE BRINGER LE PERE DU TRICASTIN

En 2018  il y aura  75 ans que   Rodolphe BRINGER  est décédé à Pierrelatte.
Rodolphe qui ? Penseront la plupart des gens de notre région qui n’auront jamais entendu ou lu une fois son nom.
A part ceux qui payent leurs impôts à Montélimar - la rue porte son nom -  qui le connait dans son Pays,  le Tricastin, qui connait Rodolphe Bringer ? Lui que l’on a, de son vivant surnommé et même caricaturé comme « Le » PERE DU TRICASTIN !!
Nè à Mondragon en 1869, Marié puis divorcé, il a eu trois enfants : Son premier fils Jacques, en 1911 décède à l’âge de 14 ans en 1925 . Son fils Jean , né en 1916 à Vincennes, fut assassiné par les Allemands en aout 1944 . Jean-Marie Bringer, son petit-fils et fils de Jean, unique descendant, fut un grand défenseur de la Laïcité et adepte du Pastafarisme* s'est éteint, lui,  le 1er janvier 2011. Il était bien le petit-fils de Rodolphe Bringer car celui-ci était aussi un drôle de bonhomme……
Son troisième enfant, sa fille Mireille, artiste peintre- graveur sur bois, avait un atelier d’art et donnait des cours et leçons de dessin et de peinture à Pierrelatte dans les années 30. Elle était très proche de lui mais se fâcha et ensuite elle s’installa comme  photographe à Valréas. Elle devint par la suite  professeur de peinture au collège de Valréas. Elle y est décédée en Janvier 1990
C’est à elle que je dois la découverte et ensuite l’intérêt que je porte à Rodolphe Bringer. Alors jeune journaliste, dans les années 70/80,  j’allais souvent la consulter pour ses avis artistiques qui étaient toujours très pointus. Un jour elle me donna la collection quasi complète de la revue qu’avait édité son père : « Le Tricastin », en me disant  «  tu en feras bien quelque chose un jour… ». En lisant ses articles je me suis senti proche de lui car moi aussi je cherche à faire connaitre et reconnaître mon Pays (pour ceux qui ne le savent pas moi c’est l’Enclave des papes).
 Marc Olivier

* voir définition ICI



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